Que rapporter de Bulgarie ?
J'adore rapporter à la maison de quoi manger de mes voyages, et la Bulgarie n'a pas fait exception. Dans un pays où les Balkans rencontrent l'Orient, il y a d'ailleurs de quoi remplir sa valise sans peine : fromages, viandes séchées, épices et cosmétiques à la rose.
Quels sont, selon moi, les meilleurs souvenirs gourmands à rapporter de Bulgarie ?
Les fromages bulgares sirene
Le sirene est mon ingrédient bulgare préféré. Ce fromage blanc est fabriqué au lait de vache, de brebis et de chèvre, mais on tombe aussi sur une version plus rare au lait de bufflonne. On le râpe sur les salades, on en farcit la banica et, en Bulgarie, il accompagne pratiquement tous les plats - sous vide, il supporte sans problème le voyage en valise.

Prix du sirene : selon le type de lait et la taille du paquet
Le thé mursalski
Un cadeau original à rapporter de Bulgarie, c'est le thé mursalski - une plante appelée crapaudine, qui pousse dans les Rhodopes. On lui prête des vertus médicinales, il a un goût agréable et ne contient pas de théine, vous pouvez donc en boire même le soir.

Prix du paquet de 20 g de thé mursalski : 4,50 BGN (2,20 EUR)
La saucisse sujuk
Le sujuk est une saucisse séchée et aplatie, le plus souvent à base de bœuf ou de gibier hachés et d'un mélange d'épices généreux. Certaines se couvrent d'une fleur blanche, comme le salami hongrois. Il accompagne parfaitement la bière et trouve sa place sur une planche avec du sirene.

Prix d'une saucisse sujuk : 9,50 BGN (4,80 EUR)
Le bœuf séché pastarma
Pour préparer le pastarma, le bœuf est d'abord salé, enrobé d'un mélange d'épices, puis séché à l'air pendant plusieurs semaines. Le résultat est parfumé et relevé, et se découpe en tranches fines. C'est une spécialité aux racines ottomanes : vous en trouverez l'équivalent en Turquie ou en Arménie.

Prix du paquet de 80 g de pastarma : 9,50 BGN (4,80 EUR)
Le sel coloré, le mélange d'épices bulgare
Le sel coloré (sharena sol) est le mélange d'épices le plus utilisé de la cuisine bulgare. On en saupoudre le pain, les fromages et les légumes. Le paquet de la photo contient du sel, du paprika, de la sarriette et du fenugrec ; il existe pourtant des mélanges qui, malgré leur nom, ne contiennent pas de sel du tout. Pour quelques centimes, c'est un souvenir qui vous servira vraiment une fois rentré.

Prix du paquet de sel coloré : 0,80 BGN (0,40 EUR)
Le mélange d'épices bulgare pour le tarator
Ce mélange d'ail, de fanes de fenouil et de poivre noir est destiné à la soupe froide tarator et à la salade de yaourt Blanche-Neige. À la maison, les deux spécialités se préparent en un instant - il suffit d'un yaourt et d'un concombre.

Prix du paquet de mélange pour le tarator : 1,60 BGN (0,80 EUR)
Le mélange d'épices bulgare pour les haricots
Quand je fais mes courses, j'attrape assez souvent des ingrédients dont j'ignore totalement le goût. C'est exactement comme ça que j'ai acheté ce mélange pour les haricots : sel, paprika, fenugrec, piment, pétasite, basilic, oignon séché, carotte, tomate en poudre, persil et ail. J'ai déjà eu l'occasion de l'essayer, et il est très intéressant - le fenugrec donne aux haricots un goût inattendu.

Prix du paquet de mélange pour les haricots : 1,60 BGN (0,80 EUR)
La crème bulgare à l'extrait de rose de Damas
La Bulgarie a bâti sa réputation sur la culture de la rose de Damas dans la célèbre vallée des Roses et l'extrait huileux qu'on en tire est l'un des plus chers du monde. Une crème à l'extrait de rose et à l'acide hyaluronique s'est donc glissée dans ma liste de courses, en guise de cadeau. La rose de Damas sent merveilleusement bon, elle a des effets anti-inflammatoires et antioxydants, agit contre les rides et ravive les peaux fatiguées.

Le vin bulgare
Si le poids des bagages et les restrictions sur les liquides ne vous freinent pas, pensez aussi à l'excellent vin bulgare issu des cépages locaux mavrud et melnik. Et les amateurs de boissons plus fortes seront comblés par le brandy Pliska ou par la bière bulgare.
Et vous, quels souvenirs gourmands rapportez-vous de Bulgarie ?
Dan Špaňhel
Je suis Dan. Je n'écris que sur ce que j'ai goûté moi-même - du stand de rue à l'étoile Michelin. Pour la bonne cuisine, j'ai parcouru la moitié du monde et j'ai tout essayé - même l'impossible.