Buddha-Bar Prague : brunch asiatique avec garde d'enfants
En dix-huit ans d'activité, le Buddha-Bar Prague, rue Jakubská, s'est fait une place durable sur la scène gastronomique pragoise. Ce sous-sol sur deux niveaux, dominé par une statue de Bouddha de trois tonnes, fonctionne comme un lieu d'"eatertainment" : on y vient le soir pour un menu dégustation, pendant que la musique de club s'échappe des enceintes et qu'une saxophoniste déambule entre les tables.

De septembre à mai, ce concept nocturne connaît pourtant chaque dimanche une métamorphose inattendue. À midi pile, la maison prend des allures plutôt familiales : le brunch asiatique commence.
Un festin asiatique à prix fixe
Le brunch du dimanche fonctionne en buffet libre-service. Pour un prix fixe de 1 599 CZK (64 EUR) par personne, les convives ont accès pendant quatre heures aux plats et à une sélection de boissons à volonté. Le buffet se répartit en plusieurs sections bien garnies, qui couvrent le meilleur de la cuisine asiatique.

Le comptoir froid met en avant un large choix de sushis frais, qu'accompagne une palette variée de salades asiatiques légères. Sans oublier un plateau d'huîtres.


La section chaude, dissimulée dans les traditionnels bacs chauffants, offre un panorama de ce que la cuisine asiatique a de plus populaire. Sous les couvercles attendent des plats asiatiques classiques, des raviolis gyoza parfaitement exécutés, des crevettes tempura joliment dorées ou des calamars frits bien relevés.

Les amateurs de viande apprécieront les travers longuement rôtis, qui fondent en bouche, les magrets de canard juteux ou un saumon vraiment remarquable, mariné dans une pâte de miso légèrement sucrée.

Au stand des soupes, chacun compose la sienne à sa façon. Lors de ma visite, c'était la traditionnelle soupe thaïe Tom Yum, avec des bols remplis de crevettes, de champignons, d'herbes fraîches et de légumes croquants.

Tout ce festin se conclut par la partie desserts et ses nombreuses douceurs, des fruits exotiques et des mousses légères aux petits gâteaux au chocolat ultra-gourmands.
À cela s'ajoute une sélection de boissons à volonté, limonades maison et café compris.
Des tables stratégiques et un service de garde d'enfants
C'est dans son attitude envers les plus jeunes convives que le Buddha-Bar s'éloigne le plus de son image du soir. Pendant le brunch, il ne se contente pas de "tolérer" les enfants par obligation, il leur propose de quoi s'occuper vraiment. Un espace enfants très bien équipé, avec service de garde, est à leur disposition. Et les moins de cinq ans entrent gratuitement.
Deux ou trois tables se trouvent juste à côté de l'espace enfants. Si vous jetez votre dévolu sur ces places "stratégiques", vous déjeunez en toute tranquillité, vous savourez vos crevettes tempura et vous ne quittez pas vos petits des yeux. C'est là que l'expérience gastronomique rejoint joliment le confort des parents.

Dix-huit ans derrière le même wok
La qualité des plats tient au chef Jan Voráček, aux fourneaux du Buddha-Bar sans interruption depuis l'ouverture en 2008. Dans le monde très mouvant de la gastronomie, où les cuisiniers changent d'adresse au bout de quelques années, dix-huit ans de continuité font figure d'exception.
Voráček connaît parfaitement les particularités de la maison et sait à quel point il est difficile de préserver la qualité et la fraîcheur des plats dans des bacs chauffants. Les quantités présentées ne sont donc jamais démesurées, mais elles sont renouvelées souvent. Détail sympathique : le chef participe lui-même au service du brunch.

Du point de vue du restaurateur comme de celui du client, ce format familial du dimanche fait mouche. Il exploite l'énorme capacité d'un lieu spacieux à un moment qui, sinon, resterait un creux inexploité. Et la garde assurée dans l'espace enfants est un vrai atout face à la concurrence.
Et vous, avez-vous déjà essayé le brunch du Buddha-Bar ?
Bon appétit !
Buddha-Bar Prague
Dan Špaňhel
Je suis Dan. Je n'écris que sur ce que j'ai goûté moi-même - du stand de rue à l'étoile Michelin. Pour la bonne cuisine, j'ai parcouru la moitié du monde et j'ai tout essayé - même l'impossible.