Que manger au Portugal : plats typiques et spécialités portugaises
Cachorrinho : le hot-dog portugais
On l'appelle le hot-dog portugais, alors qu'il n'a presque rien du hot-dog classique. Le cachorrinho, c'est le casse-croûte à la bière de Porto - un sandwich à deux saucisses et au fromage fondu, coupé en bouchées. L'adresse la plus célèbre est la brasserie Gazela, qu'Anthony Bourdain a fait connaître dans Parts Unknown.
Francesinha : le sandwich le plus célèbre de Porto
Un sandwich gratiné plein de jambon, de saucisses et de steak, noyé dans une sauce relevée à la bière et à la tomate : voilà la francesinha, la fierté de Porto. Elle est née dans les années cinquante comme la réponse de Porto au croque-monsieur français ; son nom viendrait des Françaises - les plus piquantes. Pour la meilleure, on fait la queue à Porto, par exemple devant le Café Santiago.
Tigelada : le dessert portugais cuit au four
Au XVIe siècle, une infante portugaise a emporté en Italie, dans sa dot, la recette de la tigelada ; aujourd'hui, ce dessert à base d'œufs, de lait et de sucre, cuit au four, se vend jusque dans les rayons frais des supermarchés portugais. Son berceau, c'est le centre du Portugal, où cohabitent deux recettes officielles - l'une au sucre, l'autre au miel et au lait de chèvre - et où un festival lui est consacré chaque mois d'août.
Bifana : le sandwich portugais au porc
La bifana a l'air de peu de chose : quelques fines tranches de porc dans un petit pain papo-seco. Elle compte pourtant parmi les plats emblématiques du Portugal - née dans les campagnes de l'Alentejo, elle a conquis tous les comptoirs de Lisbonne à Porto, et chaque maison garde pour elle la recette de sa sauce. Ce que signifie ce nom emprunté au bœuf, d'où elle vient et pourquoi il ne faut pas mordre dedans tout de suite chez Conga, à Porto.
Sardines portugaises : un délice en boîte
Au Portugal, les conserves de sardines se vendent dans des boutiques qui tiennent de la parfumerie, et on les rapporte chez soi à la place des bijoux. Pourquoi le poisson national porte-t-il le nom d'une île étrangère, pourquoi les Portugais se sont-ils si longtemps refusé la paternité de la conserve et à quoi reconnaît-on une bonne boîte ? Et attention au moment d'acheter : les sardines portugaises n'ont pas toutes nagé un jour.
Papas de sarrabulho : la bouillie au sang du Portugal
En portugais, sarrabulho désigne la pagaille autant qu'une bouillie épaisse de la saison du cochon, au sang de porc, à la viande et au cumin. On la cuisine dans le nord du pays, de Braga à Porto ; le sud, lui, ne l'a jamais adoptée et le label européen n'est allé qu'à son frère au riz de Ponte de Lima. À un voyageur venu de la Valachie morave, elle rappelle en plus la soupe au sang de chez lui - sauf qu'ici, au lieu de la marjolaine, c'est le cumin qui embaume.
Beijinhos de amor : les baisers sucrés de Lousada
Trois œufs entiers et quinze jaunes pour six cents grammes de pâte - la recette suffit à trahir l'origine conventuelle des beijinhos de amor. Ces baisers d'amour, petits gâteaux aux jaunes d'œufs sous une coque de sucre venus de Lousada, au Portugal, se gardent plusieurs mois et survivent même au retour en valise. D'où vient leur nom et pourquoi le producteur le plus connu est-il installé hors de la commune ?