Kafteji : légumes frits hachés menu à l'oeuf et à la harissa
Le kafteji (كفتاجي, aussi écrit keftaji) est un plat tunisien très populaire, composé de différents légumes frits puis hachés et mélangés à des oeufs. Sa polyvalence lui permet d'accompagner les plats de viande, mais aussi d'être servi seul comme plat végétarien ou en garniture de sandwich.
Le kafteji occupe une place de choix dans la cuisine tunisienne et reflète le goût des Tunisiens pour les saveurs marquées et relevées. Et oui, une bonne dose de harissa, la pâte pimentée tunisienne, est de rigueur dans le kafteji ! 😁

Le nom "kafteji" vient de l'arabe, où il signifie "coupé" ou "haché menu", ce qui décrit exactement la façon dont le plat se prépare.
La base du kafteji, ce sont différents légumes : les sources mentionnent souvent les pommes de terre, les tomates ou d'autres légumes, mais je ne l'ai jamais vu préparer autrement qu'avec des poivrons verts. Les légumes sont frits dans l'huile d'olive, puis hachés très finement à l'aide de couteaux spéciaux en forme de crochets. Les oeufs font partie intégrante du kafteji, que l'on assaisonne de harissa, de cumin et de persil.


Les Tunisiens adorent les plats relevés et le kafteji est ainsi devenu au fil du temps l'un des plats nationaux du pays. On le retrouve aussi bien aux réunions de famille et aux fêtes qu'aux repas de tous les jours.

Le kafteji se sert généralement avec le pain local, le khobz, qui sert à le saucer. On le propose souvent en accompagnement de viandes grillées, mais il se mange aussi seul. En Tunisie, le sandwich au kafteji est d'ailleurs très prisé. Pour ma part, j'ai le plus souvent mangé le kafteji en complément de plats plus copieux ; à Kairouan, une portion de kafteji avec de grosses frites et du pain m'a coûté 5 TND (1,60 EUR).

Le kafteji peut être vraiment piquant et il faut apprendre à l'apprivoiser. Mais si vous lui donnez sa chance, vous en tomberez amoureux.
Bon appétit !
Dan Špaňhel
Je suis Dan. Je n'écris que sur ce que j'ai goûté moi-même - du stand de rue à l'étoile Michelin. Pour la bonne cuisine, j'ai parcouru la moitié du monde et j'ai tout essayé - même l'impossible.