Adasi : le petit-déjeuner iranien traditionnel aux lentilles
L'adasi (عدسی) est un plat iranien traditionnel à base de lentilles. On l'apprécie avant tout comme un petit-déjeuner copieux et réconfortant. Il se distingue par sa préparation toute simple, ses qualités nutritives et sa saveur délicieuse, qui associe les lentilles cuites et fondantes à des épices aromatiques, la cannelle en tête.
L'adasi compte parmi les petits-déjeuners les plus courants dans les foyers comme dans les restaurants iraniens et il est particulièrement apprécié à la saison froide.

Les ingrédients de base de l'adasi sont les lentilles, l'oignon, le curcuma, le sel, le poivre, l'huile et l'eau. La recette n'a rien de compliqué et, sans les épices dont on saupoudre l'adasi traditionnel juste avant de servir, on obtiendrait un plat au goût très proche des lentilles acidulées à la tchèque.
L'adasi se sert brûlant avec du pain iranien frais, du lavash ou du sangak. Avant de servir, on l'arrose volontiers d'un filet de jus de citron frais, qui relève agréablement le goût des lentilles, et on le saupoudre de cannelle ; une noisette de beurre est elle aussi la bienvenue.
L'adasi existe en de nombreuses variantes régionales, qui diffèrent surtout par les épices employées et les ingrédients ajoutés. Vous croiserez ainsi de l'adasi aux pommes de terre ou de l'adasi aux tomates, voire une version nettement plus relevée.
Manger de l'adasi au petit-déjeuner s'inscrit dans la tradition iranienne des repas chauds et consistants en début de journée. Simple, préparé avec des ingrédients que l'on trouve partout et parfaitement rassasiant, l'adasi s'est répandu dans toutes les couches de la société et est devenu l'un des symboles du petit-déjeuner iranien.
Une grande portion d'adasi avec du pain frais, un bol d'herbes fraîches (sabzi khordan), un cornichon parfaitement mariné et un thé au sucre nabat m'a coûté 1 100 000 IRR (1,20 EUR) dans un restaurant de petit-déjeuner de Yazd.
Bon appétit !
Dan Špaňhel
Je suis Dan. Je n'écris que sur ce que j'ai goûté moi-même - du stand de rue à l'étoile Michelin. Pour la bonne cuisine, j'ai parcouru la moitié du monde et j'ai tout essayé - même l'impossible.