Des idées pour manger en voyage | page 60 sur 66
Beijinhos de amor : les baisers sucrés de Lousada
Trois œufs entiers et quinze jaunes pour six cents grammes de pâte - la recette suffit à trahir l'origine conventuelle des beijinhos de amor. Ces baisers d'amour, petits gâteaux aux jaunes d'œufs sous une coque de sucre venus de Lousada, au Portugal, se gardent plusieurs mois et survivent même au retour en valise. D'où vient leur nom et pourquoi le producteur le plus connu est-il installé hors de la commune ?
Restaurant Vallmo, Prague : six services signés par le lauréat de l'Épingle de cristal
Six services du chef Martin Makovička - du tartare de carpe dans une soupe de concombre à la crème au pavot servie à table à la louche dans un grand chaudron. Le restaurant Vallmo, à deux pas des quais de la Vltava, à Prague, a remporté la première Épingle de cristal de Google comme adresse la mieux notée de la capitale ; je suis donc allé vérifier ces étoiles par moi-même.
Restaurant Dejvická 34, Prague : déjeuner à la table du chef en 2022
Le restaurant italien Dejvická 34 by Tomáš Černý porte tout simplement le nom de son adresse - et depuis novembre 2021, il détient le Bib Gourmand du guide Michelin. Au déjeuner de juin 2022 : des olives Ascolana frites, des spaghetti au poulpe, un dessert au chocolat blanc et un Franciacorta rosé. L'entrée, c'est le chef en personne qui l'a apportée à table.
Produits asiatiques à Prague : Sapa et la rue Zlatnická
Le marché Sapa, en bordure sud de Prague, est une ville vietnamienne dans la ville - avec son école maternelle, sa pagode bouddhiste et le grossiste Tamda Foods, où les Tchèques viennent aussi faire leurs courses. Pour les petits achats, il y a la discrète épicerie de la rue Zlatnická, près du Palladium, qui cache à l'arrière une vitrine réfrigérée pleine de coriandre et de périlla fraîche. Petit guide de deux adresses praguoises où trouver des ingrédients asiatiques.
Cornetto : la réponse italienne au croissant
Le cornetto est la version italienne du croissant : une pâte levée feuilletée enrichie d'œufs et de sucre, roulée en forme de corne, plus moelleuse et plus sucrée que l'original français et presque toujours fourrée de crème pâtissière, de chocolat, de confiture ou de crème de pistache. Dans le nord de l'Italie, on l'appelle brioche ; en rayon, c'est un croissant ; au comptoir, un cornetto. On le mange le matin avec un cappuccino et son arbre généalogique remonte à la Vienne médiévale, pas à Paris.
Pardulas : les petits gâteaux sardes à la ricotta
Les pardulas sont de petits gâteaux sardes à la pâte pincée du bout des doigts, garnis de ricotta de brebis au safran et aux zestes d'agrumes, cuits jusqu'à ce qu'ils dorent. Pâtisserie de Pâques à l'origine, que les enfants quêtaient de porte en porte le jour des Morts, elle se prépare aujourd'hui toute l'année en Sardaigne - et le nom comme la garniture changent avec chaque région de l'île : ici on les fourre au fromage frais, là on ajoute des raisins secs. D'où vient leur nom, personne ne le sait vraiment.
Crostata : la tarte italienne à croisillons
La crostata est une tarte italienne en pâte sablée, garnie d'une couche de confiture ou de crème et recouverte de croisillons de pâte. À la maison, on la prépare le dimanche, au bar elle accompagne le café et à la boulangerie on l'achète au poids. Elle doit son nom à la croûte, pas à la garniture, et sous ce nom elle est attestée dans les livres de cuisine italiens du XVe siècle. Sa plus proche parente est la Linzer Torte autrichienne.
Pizzeria Cerere : la pizzeria familiale aux cinq tables de Cagliari
Une petite pizzeria familiale au centre de Cagliari : cinq tables, lui au four, elle en salle, et un nom qu'elle doit à la déesse romaine des moissons. La Pizzeria Cerere ouvre aussi le dimanche et le lundi, quand la majorité de la ville ferme, et à côté d'une vingtaine de pizzas, sa carte propose le classique sarde au pecorino et à la saucisse sèche. Avec ça, une Ichnusa non filtrée venue d'Assemini, tout près.
Costedda : la focaccia sarde préparée sans eau
À Villasimius, dans le sud-est de la Sardaigne, on cuit une focaccia dont la pâte ne voit pas une goutte d'eau - le jus d'un kilo de tomates écrasées s'en charge. Une seconde version traditionnelle mise sur les oignons fondus. La costedda se vend au poids, découpée dans de grandes plaques, et en dehors de ce coin de l'île, vous ne la trouverez pas. Entre la version aux tomates et celle aux oignons, le duel s'est soldé par un vainqueur très net.
Gueffus : les boules d'amandes sardes en papillotes colorées
Les gueffus sont des boules d'amandes sardes : amandes moulues, sucre et zeste de citron, le tout juste cuit à la casserole, roulée en boules, passées dans le sucre et emballées une à une dans une papillote colorée à franges, comme un bonbon. On en fait dans toute la Sardaigne sous plusieurs noms, ils accompagnent les mariages, les baptêmes et Noël - et la légende des créneaux imprimée sur la papillote est l'invention d'une romancière.