Des idées pour manger en voyage | page 47 sur 66
Que rapporter de l'île Maurice ?
À l'île Maurice, la cuisine mêle l'Inde, la Chine, l'Afrique et la France, et les souvenirs gourmands sont tout aussi variés. J'ai rapporté un coffret de dégustation de rhum Saint Aubin, un mélange d'épices pour le parfumer, du café Dodo Café et du thé à la vanille Bois Chéri. Les chips de banane salées et les bonbons au gingembre ont adouci le long vol du retour.
Bar à vins Champagneria : champagne et cava dans une ruelle de Prague sortie d'un roman d'aventures
Le Champagneria est un petit bar à vins niché dans la ruelle Průchodní, en pleine Vieille Ville de Prague, consacré au champagne, au cava et aux autres vins mousseux. Pendant l'avent, c'est aussi une valeur sûre pour un vin chaud rouge honnête, qui laisse loin derrière lui les stands de la place de la Vieille-Ville.
Le salon d'aéroport Sky Lounge, Vienne
Je n'ai mis les pieds dans mon premier salon d'aéroport qu'à l'occasion d'une escale à Vienne - et je suis tombé d'emblée sur l'un des bons. Le Sky Lounge du terminal 3 propose par exemple des boulettes de dinde, des pâtes au fromage et deux sortes de strudel, et au bar je n'ai trouvé que des vins autrichiens. L'entrée à l'unité s'achète sur place, ou s'obtient gratuitement en bonus avec une carte de crédit.
Sabich : le sandwich irakien à l'aubergine et à l'œuf
Le sabich est une pita garnie d'aubergine frite, d'œuf dur, de tahini et d'amba, une sauce à la mangue. Ce sont les juifs irakiens d'Israël qui l'ont inventé : il est né en 1961 devant une échoppe de Ramat Gan et porte le nom de son premier vendeur. Aujourd'hui, les Israéliens en font leur sandwich national et, à Jérusalem, un bistrot casher ne sert que ça.
Sufganiyah : les beignets israéliens
On la prendrait pour une tradition de Hanoukka vieille comme le monde, mais le plat de fête numéro un d'Israël a été imposé dans les années 1920 par les syndicats, pour donner du travail aux boulangers. La sufganiyah est un beignet levé fourré de confiture ou de crème - à côté du beignet tchèque, c'est un sacré morceau, et en saison, Israël en avale des millions. Moi, je les achetais dans une boulangerie de Jérusalem devant laquelle la file d'attente ne désemplissait jamais.
Rugelach : les petits croissants au chocolat de la cuisine ashkénaze
Le rugelach est une petite viennoiserie d'origine ashkénaze qui s'est acclimatée en Israël : un triangle de pâte tartiné de chocolat et roulé en forme de petit croissant. Son nom signifie littéralement "petites cornes" et il partage sa racine slave avec le rohlík tchèque. Je vous explique pourquoi ce n'est pas un croissant juif, pourquoi il se fait souvent sans lait et quel goût ont des mini rugelach encore tièdes, tout juste sortis du four à Jérusalem.
Bourekas : la pâtisserie salée en pâte feuilletée
Dans une boulangerie israélienne, la forme vous indique la garniture : le triangle, c'est le fromage, le carré, les pommes de terre. Le bourekas, ce chausson de pâte feuilletée friable, ce sont les Juifs séfarades venus de l'Empire ottoman qui l'ont apporté en Israël - avec son nom, qui est grammaticalement un pluriel. Et à Jérusalem, un bistrot ne fait que ça depuis 1959.
Bistro Ben-Sira Hummus : la houmoussia du centre de Jérusalem
Une petite rue du centre de Jérusalem porte le nom d'un sage de l'Antiquité, mais si l'on s'y rend, c'est surtout pour le houmous. Depuis 2005, le Ben-Sira Hummus y sert un houmous chaud parsemé de pois chiches entiers et arrosé d'huile d'olive, avec du falafel tout juste frit et de la pita. L'article explique aussi ce qu'est une houmoussia, pourquoi le houmous se mange à la pita et pourquoi il vaut mieux ne pas venir juste avant le chabbat.
Katzutz : la salade israélienne aux petits dés de concombre et de tomate
Le katzutz, "haché" en hébreu, est une salade de concombres, de tomates et d'oignon coupés en dés aussi petits que possible, avec du persil, du citron et de l'huile d'olive. En Israël, elle accompagne presque chaque repas, du petit-déjeuner du kibboutz au falafel en pita. Le monde l'appelle salade israélienne, mais ses cousines se préparent dans tout l'ancien espace ottoman, de la Turquie à l'Inde.
Le vin israélien : casher, mevushal et quatre bouteilles de Jérusalem
Presque toutes les bouteilles des supermarchés israéliens sont casher, et une partie d'entre elles est pasteurisée pour qu'un serveur non juif puisse la servir. La vigne pousse dans cinq régions, mais Jérusalem a son histoire à part : la famille Shor y pressait déjà le raisin avant que le baron Rothschild ne fasse venir des cépages de France. Je vous explique ce que veulent dire casher et mevushal, et je termine par quatre bouteilles des collines de Judée.