Que manger en Tchéquie : plats typiques et spécialités tchèques | page 5 sur 10
Brasserie Svijany : la bière non pasteurisée de la vallée de la Jizera
La brasserie que ses nouveaux propriétaires anglais voulaient fermer dans les années 1990 est aujourd'hui la plus grande brasserie indépendante entièrement tchèque. Svijany brasse toute sa gamme sans pasteurisation, cultive une partie de son houblon de Žatec et récolte des médailles depuis vingt ans avec la brune Kněžna et le Vozka sans alcool. Moi, dans les rayons, c'est vers leur Weizen, la bière de blé, que je tends la main le plus souvent.
Brasserie Zíchovec : la bière familiale d'un ancien champ de tir pour chars
La brasserie familiale Zíchovec a démarré en 2012 dans un hameau à la frontière des régions de Kladno et de Louny ; elle brasse aujourd'hui environ 130 bières par an. Le lager Krahulík porte le nom d'un enfant du pays devenu maire, la spéciale Magor celui de la réaction qu'a suscitée le projet familial. Et puis il y a les fûts de porto, et une bonne raison de choisir l'amère Hotline.
Le restaurant IKEA : le géant discret du déjeuner
IKEA est un géant jusque dans la restauration. À la carte dominent les légendaires boulettes de viande avec leur sauce et de la purée, les plats au saumon et, en Tchéquie, le hermelín grillé. S'y ajoutent des desserts, du café et d'autres boissons. Vous pouvez aussi faire emballer votre plat à emporter.
Restaurant Villa Rosenaw, Rožnov pod Radhoštěm : la cuisine de Valachie morave dans la villa Art nouveau d'une famille de papetiers
La Villa Rosenaw, à Rožnov pod Radhoštěm, est un hôtel avec restaurant et bar à vin Slivovina, installé dans la villa Art nouveau des Fassmann, une famille de papetiers. Outre la kyselica et les strapačky de Valachie morave, on y sert les classiques tchèques, avec un menu du midi en semaine. Ce déjeuner sous le papier peint aux prunes a surtout mis la kyselica à l'épreuve - la soupe pour laquelle je suis, en enfant du pays, le juge le plus sévère.
Restaurant Výčep, Prague (2) : kulajda, halušky et bœuf bourguignon
Deuxième déjeuner au restaurant Výčep, à Vinohrady, à Prague : une kulajda à l'huile de truffe, des halušky slovaques aux grattons, un bœuf bourguignon et une coupe de fraises couronnée d'une oreille de Štramberk. Et, au fond de la salle, un vieux téléviseur Tesla qui, à la place du programme habituel, diffuse le direct de la cuisine. Le verdict de la première visite tient toujours : c'est une bombe.
Kecaný svatební koláč : le Kleckselkuchen saxon distribué avant le mariage
Le kecaný koláč a tout l'air d'un accident de cuisine : sur le fromage blanc, des bandes de pavot et des taches de confiture déposées à la cuillère, et par-dessus du streusel aux amandes. En Saxe, on l'appelle Kleckselkuchen ; il est né vers 1900 à Leipzig d'une recette pour accommoder les restes. Dans le nord de la Bohême, on lui a donné un rôle nuptial : la famille de la mariée le porte à ses proches avant la noce. L'un de ces gâteaux a fini sur ma table, dans la région de Česká Lípa.
Hejnická putovnice : la lager de monastère du sanctuaire de Hejnice
La Hejnická putovnice est une lager blonde non filtrée que le monastère de Hejnice, dans la région de Frýdlant, fait brasser à la microbrasserie Volt de Jablonec nad Nisou. Elle doit son nom à la femme en pèlerinage de l'étiquette, qui trotte d'un bon pas vers la basilique de Hejnice. C'est une bière de monastère sans moines : la vie religieuse s'est arrêtée à Hejnice en 1950, et pourtant on continue d'y vendre de la bière aux pèlerins et aux curistes.
Chi Xiao Mian : les nouilles de Chongqing dans le quartier praguois de Vinohrady
Chi Xiao Mian est une cantine de la rue Laubova, dans le quartier praguois de Vinohrady, ouverte par une femme originaire de Chongqing - la ville chinoise où l'on avale chaque jour plus de douze millions de bols de nouilles pimentées xiaomian. Les noms anglais de la carte ne sont que des noms de code : Yellow Strips, c'est le wanza mian aux pois cassés, Hot Pork sa version plus carnée. Et ça pique moins que ne le veut la légende.
Hải Hà : le bún bò Nam Bộ au marché Sapa de Prague
Le bistrot Hải Hà, au marché Sapa de Prague, doit sa réputation au bún chả, mais sa carte propose aussi le bún bò Nam Bộ : un bol de vermicelles de riz au bœuf mariné, d'une tendreté remarquable, aux cacahuètes et à la sauce nước chấm. Le nom du plat annonce le sud du Vietnam, alors que la version la mieux documentée de ses origines mène à une échoppe de Hanoï - qui vendait justement du bún chả.
Hải Hà : le meilleur bún chả du marché Sapa de Prague
Au marché Sapa de Prague, le bistro Hải Hà fait griller la poitrine de porc au charbon de bois juste devant son entrée et son bún chả passe pour le meilleur de la ville. Ce plat hanoïen de vermicelles de riz, de viande grillée et de sauce aigre-douce tiède se mange bouchée par bouchée, chacune trempée dans le bol. Le personnel parle tchèque, la file de midi fond à vue d'œil et la fumée du gril indique le chemin mieux que n'importe quelle enseigne.